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Meurtre à Hollywood... et ce n'est pas du cinéma !
Heure Suisse 12:38, Mardi 23.04.2002

Meurtre à Hollywood: l'inspecteur “Baretta” risque la mort

LOS ANGELES - L'acteur américain Robert Blake, célèbre pour son interprétation de l'inspecteur “Baretta” à la télévision, a été inculpé lundi de meurtre avec préméditation après le décès de sa femme en mai 2001. Il risque la peine de mort.
L'acteur a plaidé “non coupable”. Selon la police, Robert Blake, âgé de 68 ans, a tiré une balle dans la tête de sa femme, Bonny Lee Bakley, alors qu'elle était assise dans leur voiture près d'un restaurant d'Hollywood.
L'acteur a toujours affirmé son innocence. Il a indiqué aux enquêteurs qu'il était retourné dans l'établissement où il venait de dîner avec son épouse pour chercher son arme, tombée de sa poche. En revenant à leur voiture, il avait retrouvé sa femme morte.
Son garde du corps a été inculpé de complot de meurtre dans la même affaire. Aucune possibilité de libération sous caution n'est possible pour les deux inculpés. Une nouvelle audience a été fixée au 1er mai.
Bonny Lee Bakley, âgée de 44 ans au moment de son décès, était connue à Los Angeles pour sa passion des riches partis et des célébrités, qu'elle poursuivait sans merci. Elle avait, comme l'acteur, un casier judiciaire.

23.04.2002 01:49, SDA-ATS

Regain d'activité des bandes d'escrocs nigérians

Le conseil de l'Office fédéral de la police: ne pas répondre aux lettres et aux e-mails douteux !

Au cours des derniers mois, des bandes d'escrocs nigérians ont à nouveau inondé des entreprises, des institutions et des particuliers de lettres et d'e-mails douteux, en adaptant toutefois quelque peu le procédé utilisé par rapport à de précédents envois. L'Office fédéral de la police (OFP) conseille aux destinataires de ces offres présentant d'énormes perspectives de profit de n'y répondre sous aucun prétexte, de détruire les lettres et d'effacer les e-mails.

Les activités criminelles de bandes d'escrocs nigérians, connues depuis plus d'une dizaine d'années, se sont à nouveau multipliées au cours des derniers mois. Les escrocs envoient des copies de lettres et d'e-mails par centaines dans le monde entier et le modus operandi est toujours le même. Les expéditeurs disent être des représentants de banques, d'institutions étatiques, religieuses ou sociales. Ils proposent aux destinataires de mettre leur compte à disposition pour y permettre le dépôt temporaire de grosses sommes d'argent. En contrepartie de ce service, les destinataires sont censés recevoir un montant variant entre 15 et 35% de la somme déposée. Il arrive également que les escrocs commandent des échantillons à des sociétés. Ils accompagnent leurs commandes de faux chèques. Ceux-ci ne pouvant être encaissés qu'à partir du moment où la marchandise est en route, les fournisseurs découvrent trop tard l'escroquerie.

L'art de l'adaptation

Au cours des derniers mois sont apparus de plus en plus de lettres, de fax et d'e-mails proposant le dépôt de valeurs patrimoniales de l'ancien président du Congo Laurent Kabila, ou de l'ancien dictateur nigérian Sani Abacha sur un compte du destinataire. En outre, les montants indiqués dans les envois ne sont plus ronds; il est par exemple question de 18,3 ou 38,8 millions de dollars, ce afin de rendre la supercherie plus plausible.

L'OFP part du principe que les escrocs continueront de s'adapter constamment aux nouvelles conditions et de développer de nouvelles formes de lettres.

Les courriers proviennent en majorité du Nigéria, du Ghana, du Congo ou d'Afrique du Sud, mais il arrive aussi qu'ils soient envoyés de Côte d'Ivoire, du Bénin, du Togo, des Etats-Unis ou d'un pays européen. Les bandes d'escrocs disposent de réseaux de relations bien organisés au plan international, agissant sous le couvert de sociétés-écrans et se réclamant de fausses autorités. Au niveau mondial, la somme totale annuelle des dommages dépasse les 40 millions de dollars.

Ne pas répondre et s'informer en cas de doutes.

L'OFP conseille de ne répondre à ces envois sous aucun prétexte, même par la négative. Ce serait offrir aux escrocs la possibilité d'utiliser votre signature, le papier à lettre de votre entreprise, des numéros de téléphone ou des relations bancaires pour fabriquer des procurations ou des demandes de visa à des fins frauduleuses ou réaliser de fausses transactions bancaires. L'OFP recommande de détruire les lettres et les fax douteux et d'effacer les e-mails.

Il y a bien entendu des hommes d'affaires nigérians sérieux, qui subissent de grosses pertes en raison de la mauvaise réputation que le Nigéria doit à ces bandes d'escrocs. Toute personne désireuse d'établir de nouvelles relations d'affaires avec des partenaires nigérians et qui douterait de l'honnêteté de ses interlocuteurs, peut prendre des renseignements auprès de sa banque, de l'Office suisse d'expansion commerciale ou de l'Ambassade de Suisse à Lagos.

Caractéristiques des envois

Les adresses sont le plus souvent écrites à la main et rédigées en anglais. Néanmoins, certains courriers le sont dans un allemand plein de fautes et quasi incompréhensible.
L'adresse commence généralement par "The managing director", "The president", etc. La plupart du temps, les escrocs peuvent être contactés au Nigéria (mais aussi parfois dans d'autres pays africains ou même des pays européens).
Pour une partie des lettres, il est flagrant de constater que le papier à en-tête des autorités officielles est faux.
Les lettres sont le plus souvent photocopiées (envoi en masse) et portent généralement la mention "confidential", "strictly confidential", "urgent". Elles se terminent en principe par des phrases du type "please treat this transaction as strictly confidential", "this information is highly confidential"; "this subject is classified sensitive".
Les lettres font souvent allusion à l'urgence absolue de conclure l'affaire proposée - l'urgence étant de manière générale l'instrument des escrocs.
De très grosses sommes d'argent sont promises. Elles doivent soit-disant être versées peu après sur votre compte (entre 25 et 90 millions de dollars).
Le gain promis oscille entre 15 et 35% de la somme.




Criminalité en Suisse en 2001: la violence à nouveau en hausse




BERNE - La baisse continue depuis quatre ans de la criminalité en Suisse a marqué un arrêt en 2001. Le nombre total de délits a augmenté de 1,8 %. La hausse se manifeste avant tout dans les actes de violence. La part d'étrangers impliqués est en recul.
On est toutefois encore bien loin du record de 1991 qui frôlait les 360 000 cas. La statistique policière publiée par l'Office fédéral de la police fait état de 275 591 cas, tous délits confondus. On constate une forte baisse des infractions contre le patrimoine, en particulier pour les vols.
Les atteintes à la vie et à l'intégrité corporelle poursuivent en revanche leur progression depuis la création de la statistique en 1982. Si le nombre d'homicides reste stable, les cas de lésions corporelles a crû de 6,7 % par rapport à 2000.
Celui des violences et menaces contre les fonctionnaires a même progressé de 11,4 %.
Cela est lié en partie par l'explosion des menaces, notamment les alertes à la bombe, perpétrées de septembre à novembre. L'OFP pense en effet que les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis et la tuerie de Zoug du 29 septembre ont eu un effet d'incitation.

25.04.2002 15:19, SDA-ATS




(article paru dans le journal LE TEMPS)
Un avocat se défend d'être un as de la combine
Fati Mansour
Mardi 30 avril 2002

“Un personnage méprisable et dépourvu de tout scrupule.” Bernard Bertossa n'a pas mâché ses mots en requérant lundi la condamnation d'un avocat genevois devant le Tribunal de police. L'homme de loi est poursuivi pour avoir favorisé le séjour illégal d'une jeune femme et surtout contraint une apprentie de son étude à participer au stratagème. Des faits contestés par ce mouton noir de la profession et collectionneur de bévues. Exclu de l'Ordre des avocats, sanctionné sur le plan disciplinaire, l'intéressé a recouru auprès du Tribunal fédéral contre cette dernière décision et obtenu un effet suspensif. Ce qui lui permet, selon le mot du procureur général, de “sévir encore au sein du barreau”.
Les faits soumis aux juges remontent à la fin 1999. A cette époque, l'avocat a une maîtresse dominicaine qui souhaite faire venir sa jeune soeur. Il met à contribution son associée qui accomplit les formalités pour obtenir un visa “Schengen”. La jeune femme est accueillie à Cointrin, côté français, puis amenée à Genève. Deux mois plus tard, l'associée demande si la touriste est bien rentrée au pays. Pour “honorer son engagement”, comme il l'explique, l'avocat monte un subterfuge à la douane afin d'obtenir une attestation de sortie du territoire français. Il fait jouer le rôle de la soeur de sa maîtresse à une apprentie brésilienne craignant pour son emploi.
Au printemps 2000, les choses se gâtent pour l'homme de loi. L'apprentie, qui a entre-temps quitté l'étude, porte plainte alors que la clandestine se fait interpeller par la police. “J'ai dit des choses inexactes lors de l'enquête”, admet-il à son procès tout en affirmant n'avoir jamais exercé la moindre pression sur son employée. Celle-ci aurait, par altruisme et gentillesse, décidé de lui rendre ce service. Quant à la soeur de sa maîtresse, elle serait venue pour s'occuper de feu son père qui résidait en France. Sans être payée, juste nourrie et logée. C'est à son insu qu'elle a parfois traversé la frontière. Défendu par Me Robert Assaël, l'accusé, dépeint par ses anciens employés comme un patron “caractériel et hargneux”, a plaidé son acquittement. Le jugement sera rendu ultérieurement.







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